Le Standard à 1 point des Mauves
(GDS - D.Renard) Que ce fut dur, pénible et curieusement palpitant. Mais au bout d'un combat âpre, le Standard a pris la mesure de Dender, profitant ainsi pleinement de la
mésaventure vécue vendredi soir par Anderlecht, tombé face au Cercle de Bruges. Personne ne pouvait s'attendre à une rencontre aussi folle et indécise sue celle-ci. Ni surtout à ce que la délivrance pour le Standard ne vienne que dans le courant de la deuxième période, sur un maître envoi de Defour, auteur d'un coup franc parfait. Car avant cela, Dender avait mené la vie dure aux champions de Belgique. Et pas question d'invoquer la malchance ou un quelconque caprice du destin. Les Liégeois n'avaient qu'à s'en prendre à eux-mêmes. Face à un adversaire prudent, qui rêvait d'arracher un match dans l'Enfer de Sclessin, le Standard a fait le plus dur. Après une minute seulement, suite à un bon centre de Mangala, Milan Jovanovic devait subtilement pour placer les siens au commandement. Dans ces cas-là, on a l'habitude de dire qu'il suffit de bien gérer pour glisser sur la soie. Que nenni! Oguchi Onyewu d'une volée liftée...remettaient les adversaires à également. C'était 1-1 après seulement cinq minutes. Le Standard se cherchait défensivement. Les deux jeunes, Mangala et Da Silva éprouvaient certaines difficultés à trouver leur place sur l'échiquier. Pourtant, Mbokani rendait l'avantage aux Rouches, pour ce qui devait être un nouveau départ, décisif.
Là encore, on allait déchanter puisque dans la foulée sur une grosse erreur collective de la défense, Dender revenait à nouveau dans le circuit. Certes la seconde armure se résumait à une face à face entre la division offensive liégeoise et le bastion défensif adverse, toutefois, comme nous le disions, une phase arrêtée s'avéra nécessaire pour permettre aux champions de remporter des trois unités. C'était pour Steven Defour l'occasion de fêter dignement son centième match en première division. Un événement qu'il n'oubliera pas de sitôt. D'autant que cette frappe placée en pleine lucarne a valeur de succès essentiel.
“J'ai été bien guidé”
C'est Laszlo Bölöni, qui a fait ce compliment en direction d'Eliaquim Mangala et d'Alex Da Silva. “Je suis content d'eux. Ceux qui ont foiré derrière, ce ne sont pas mes jeunes.” Mangala, précisément expliquait: “Je n'ai appris qu'à 17 heures, ce samedi, que j'allais jouer. Il fallait immédiatement se mettre en condition. M.Bölöni m'avais demandé de surtout éviter les fautes dans la zone rouge et de jouer le plus simplement possible. Aussi de ne pas trop me mettre la pression. J'ai bien sûr ressenti un certain
stress au début. Puis plus le match avançait, plus j'étais en confiance. A cet égard, le ballon de but donné à Jovanovic était idéal pour le moral. C'est la première fois, en match officiel avec les seniors, que j'évoluais en position d'arrière gauche. L'essentiel pour moi était de faire mes gammes. Mais dans l'absolu, je préfère quand même être installé dans l'axe.” Le jeune défenseur se réjouit également: “Mes équipiers m'ont sans cesse soutenu. En 1re période, c'est Espinoza, qui m'a conseillé. En 2e
période, me trouvant face à Laszlo Bölöni, c'est l'entraîneur en personne, qui m'a guidé. Il existe uneopportunité à saisir, sur le flanc gauche. Désormais, c'est à moi de tout faire pour démontrer que je constitue une solution.”
Par contre, la véritable surprise du chef venait du flanc droit. Laszlo Bölöni a toujours prétendu que Goreux était un médian et il est donc resté en règle avec ses principes. Il lui a préféré Alex Janssen Da Silva. Le jeune Belge d'origine brésilienne effectuait ses grands débuts en championnat. Il avait déjà été titularisé sous le maillot du FC Brugeois (à Lokeren), et en coupe, avec le Standard à Courtrai, mais en compétition reine, pas une fois. Dans ce contexte, on assistait en conséquence à la présentation du duo inédit sur les flancs. Celui-ci présentait en outre une moyenne d'âge de 20 ans, qui peut expliquer certaines “distractions”. Par contre, il convient tout autant de relever la poursuite d'une politique qui offre une chance réelle aux jeunes. Même si cela demande des rodages, nous ne nous en plaindrons certainement pas.